c/o vazemsky

mind maping

Tentative de paysage. Intérieur. Cette page est une interface vers tout ce qui fait, ou que fait, Dimitri Vazemsky. Les choses qui traînent en Vazemsky. Les choses plantées, depuis des années, qui évoluent, poussent. Le reste du texte, ci-dessous, fut posté il y a plus d’un an, les mots en gras sont des trappes, vers une veine, plus fine, derrière. L’écorce du tronc ne bouge que peu, mais laisse couler la sève vers les rameaux. Ce texte, lui aussi, ne change pas, peu ou prou, mais au bout des mots, de certains mots, en gras, comme un bourgeon gonflant le texte branche, un clic, une trappes, des veines, le bourgeon éclôt comme la trace s’ouvrant d’un travail intérieur, une fleur, une feuille, un chapitre, puis ça tombe, dans le monde. Un an. Passé. Une saison. A en faire. Des feuilles. Ce paysage mental, peint, est à peu près stable, n’ai pas eu envie de le retoucher, ni de le changer. Les changements apparus sont en bout de branche, en fin de course, dans les ramifications, suivez les mots en gras… ( devenez sève, suivez par capillarité votre propre chemin, poussé par le biais d’une pression superficielle qui ne se sent que, quand tout autour, calme…) Suivez les mots en gras, dans ce paysage, promenade, ballade ou balade. Je travaille en bout de veine, pic à la main, dans l’instant, la nuance, au bout d’une des veines ouvertes… Voici le texte paysage (peinture datée de janvier 2011).

“On dirait une année charnière. Comme toutes les autres années en début d’année. Alors je joue le jeu. Le jeu est l’espace dans lequel j’attraperai la conscience du roi. 

(en fait ce texte fut écrit l’année dernière déjà, les changements sont en-deça, dans les radicelles plantées, au plus près du substrat… cette page est un écran et les mots en gras des terriers de lapin blanc. Vous, Alice chutant… il suffit de cliquer doublement le mot gras…)

Il semble que ce sera une année de choix.

Charnière pour l’édition. Je me recentre, j’ai édité presque cent livres, le cap des cent se passera dans les saisons qui suivent. Je fais un calcul rapide. J’ai augmenté le monde de 50 000 objets livres. La plupart sont sortis en petit tirages, 250 exemplaires, dans la collection blanche “autographie”. Le plus important, un roman photo gratuit, fut tiré à 15 000. Derrière arrive un carnet à 5 500, en majeure partie distribué. Puis “Vols de flamands roses”, le premier livre, à l’origine de la maison, épuisé, dont une réédition, prévue et augmentée encore une fois, l’amènera par delà les 2000 exemplaires. S’il faut compter… 

L’écriture, sur papier, elle s’exporte. Le dernier livre sorti, poésie/poesìa, se joue de la frontière, bilingue, traduit en espagnol, et disponible également, autre traduction plus formelle, en version numérique chez publie.net. ‘Patamorphe”, autre livre, file vers la république tchèque, en cours de traduction pour une édition chez Vètrné Mlyny ( “moulins à vents” en tchèque ). 

Le nouveau projet, global, cristallisant la presque totalité de ce que j’aime faire, se nomme “1/1”. Le coming-out fut fait en ce mois de janvier, durant un festival de danse contemporaine. Un projet comportant la création d’une pièce sonore autour de l’Abschied du Chant de la terre de Gustav Malher. Ensuite viendra un dispositif pour soli. Et enfin d’une édition papier évolutive. Un livret d’Opéra. Intérieur. Et de nombreuses rencontres…

La musique semble rejoindre le travail sur la couleur entamé avec ROUGE, ce qui semble évident, puisque le vocabulaire est le même: harmonie, chromatique, tons, nuances… Encore une fois, c’est dans l’identité que naîtra le partage de la différence.

Quant au projet visant une phrase de 2 kilomètres de long sur une plage du Nord, le Niveau Zéro de l’écriture, il continue son chemin, festina lente. Et vient de voir le jour en ce printemps prochain, la seconde phrase, d’environ deux cent mètres, dans un parc des flandres. Le monde comme atelier d’écriture…

Ce projet, à l’origine solitaire, d’installations, s’est vu augmenter d’une fraction non prévue à priori, Diction Directe, où je ne suis plus que celui qui fournit les armes, la tête pleine de chansons éthiopiennes, et les semelles encore de vent. Diction directe engendre des commandos taquinant l’écriture collective et anonyme, et interrogeant surtout le passage à l’acte & l’exposition. How to do things with words. Quand Dire c’est Faire. Et pourtant dire n’est pas faire…

L’été arrivant, les calades cévenoles verront passer des ânes lettrés, montant des lettres rouges aux sommets…  

Et je ferai tout pour que cela se réalise…

Il semble inutile de dire que, lorsque les mots sont gras, là-haut, c’est parce que, en bon maître, je les nourris allègrement et les paye au moins doublement. Le minimum que je puisse faire… Et si vous ne voyez pas ce que je veux dire, approchez-vous, le doigt tendu, sur le licou de la souris, et préparez votre main gantée de blanc celle qui occultera la flèche lorsqu’il y a matière et secouez le mot, gras, cliquez, il faut le molester, le souffleter doublement, clique, claque… l’assommer, le pauvre, pour qu’il se soulève, une lueur intense de vie dans ses yeux, se réveille et livre sa fureur, son bruit… 

De fond.”

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